Les Jardins du château de Valmer

Terrasse de Leda

Dans un site remarquable, sur le flanc d'un coteau dominant la vallée de la Brenne, affluent de la Loire, se déploient le parc et les jardins du château de Valmer. L'architecture, les terrasses et les charmilles forment un ensemble typique des XVIème et XVIIème siècles.
Ordonnés selon deux grands axes, les jardins épousent les dénivellations du coteau et leur créateur a su magnifiquement tirer parti de la pente d'un éperon situé entre deux vallées.

L'axe nord-sud prend naissance dans une majestueuse allée de marronniers plantés en double alignement et s'ouvrant en demi-lune sur les grilles du porche d'entrée. Il traverse la terrasse des Devants, avant-cour bordée de trois bâtiments de communs, qui dégage la perspective et ménage des perrons successifs vers le Petit Valmer. Puis, franchissant le pont sur les douves, il structure la Terrasse des fontaines florentines aux jets d'eau chantants et le grand rectangle d'ifs symbolisant le château disparu, avant de monter vers le parc.

L'axe est-ouest s'étage sur huit niveaux et plus de trente mètres de dénivelé. Débutant sur un talus orné de contreforts d'ifs et de festons d'hibiscus roses et bleus, il s'élance de la Haute Terrasse de la charmille, survole la Terrasse des fontaines florentines puis la Terrasse du vase de Lorraine, traverse la Terrasse de Léda, descend un escalier, arrive sur la Terrasse des vases d'Anduze, franchit quelques marches, ordonne l'immense potager et plonge enfin vers le grand canal parallèle à la rivière.

Cette succession de niveaux ordonnancés et rythmés par des murs et des balustrades aux arcades de briques évoque irrésistiblement l'agencement des villas italiennes de la Renaissance.

 
Valmer Bacchante

La Haute Terrasse, dominant les douves de près de quinze mètres, présente une curieuse charmille formant un entrelacs de pièces de verdure centrées sur une colonne de pierre à tailloir surmontée d'un vase qui provient du château de Chanteloup. De là, la vue embrasse tout l'étagement des jardins, le grand canal, le vignoble de Vouvray et la vallée de la Brenne. On peut aussi admirer, sur le coteau opposé, le ravissant petit château Renaissance de La Côte.

La Terrasse des fontaines florentines s'égaye dès le mois de mars de la floraison parfumée de la Clematis armandii, suivie des pivoines arborescentes centenaires. Puis, les glycines, les rosiers Pierre de Ronsard et le foisonnement des annuelles - tabacs roses et blancs, sauges bleues, dahlias, anthémis, cléomes, impatiences - prennent le relais. Deux imposants Sophora japonica 'Pendula' encadrent la vue et font pleurer leurs branches jusqu'au fond des douves, se couvrant de grappes de fleurs blanches lors des étés brûlants.

Fleurs des Jardins de Valmer

La Terrasse de Léda a retrouvé son dessin du XVIIème siècle et offre des floraisons blanches : rosiers 'Avon' et 'Marie Pavie', topiaires de Prunus lusitanica 'Myrtifolia'. Au pied des murs couverts de treilles de Chasselas s'installent des plantes xérophiles : iris, lavandes et gauras. Des murs végétaux de charmille prolongeront au nord l'architecture du Petit Valmer.
Un escalier double à montées divergentes, construit au XVIIIème siècle, offre une vue lointaine sur un des axes du parc et fait accéder au potager.

La Terrasse des vases d'Anduze, palier intermédiaire, est rythmée par de gros contreforts d'ifs entre lesquels s'épanouissent, palissés en éventail, les thyrses roses des Lagerstroemia indica 'Soir d'été'. Des santolines et des romarins accentuent l'ambiance méditerranéenne.

Dans le verger une collection de figuiers se déploie le long du mur nord : ‘Madeleine des deux saisons’, ‘Brunswick’, ‘Violette Dauphine’, ‘Bourjassotte panachée’… Les allées sont bordées de pruniers et pêchers.

Les douves

Les douves forment un jardin à part, tout à la fois frais et ensoleillé, que l'on peut admirer en franchissant le pont. Mais il faut y descendre par le curieux escalier à vis du XVème siècle inclus dans le gros if taillé de la Terrasse de Léda pour découvrir et respirer les plantes qui y prospèrent. Le mur à l'ombre, scandé par de hauts contreforts d'ifs, abrite une collection d'Hydrangéacées : parmi les grimpantes citons Schizophragma hydrangeoides aux fleurs elliptiques blanc-rosé, Pileostegia viburnoides et Decumaria sinensis, rares persistantes aux fleurs blanches mellifères et parmi les arbustes Hydrangea quercifolia 'Snow Queen', Hydrangea arborescens 'Annabelle', Hydrangea aspera subsp. sargentiana aux immenses feuilles veloutées. Côté soleil s'épanouit dès le mois de mars la floraison odorante des Osmanthus x burkwoodii, suivie par les feuilles tricolores - vert, blanc, rose - de l'Actinidia kolomikta qui couvre près de trente mètres carrés. Les choisyas, les lavatères en arbres et les lilas des Indes s'accordent avec les valérianes roses omniprésentes dans les interstices des murs.

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